18e Festival du Conte des Alpes-Maritimes
« Un festival majeur… »
Mercredi 16 juillet
Sauze
Mercredi 16 juillet, à Sauze, sous la présidence d’honneur de M. Christian Estrosi, député-maire de Nice, président du Conseil général des Alpes-Maritimes, MM. Charles-Ange Ginésy, vice-président du Conseil général, maire de Péone-Valberg, et Roger Bottero, maire de Sauze, ouvriront la deuxième soirée du 18e Festival du Conte des Alpes-Maritimes, organisé par le Conseil général.
Au programme :
· 17 h : spectacle pour enfants avec Nathalie Maurel
Chapelle de Sauze Vieux (à 1,5 km de Sauze)
Nathalie Maurel
Sa rencontre avec le conte a été provoquée par sa pratique de lectures d’histoires aux enfants dans la bibliothèque. L’objet livre devenu gênant, l’envie de raconter s’est fait sentir : de stages en stages, d’expériences en expériences, son plaisir grandit : « J’aime raconter pour les enfants et leur faire rencontrer des personnages, des univers. J’aime aussi écouter les histoires et je n’hésite pas à me rendre à des soirées pour découvrir des conteurs et leurs contes. »
Membre de l’association Contes d’Ici et d’Ailleurs depuis longtemps, elle continue son chemin avec les contes pour la petite enfance qui demandent un travail particulier, en utilisant des objets. Ses formateurs : Martine Deval, Elisa de Maury, Françoise Diep, Pascal Quéré, Guy Prunier, Michèle Bouhet.
Pour ce festival, Nathalie Maurel a concocté un mélange de contes qui fera voyager les enfants…
· 21 h : « Il était une fois un crocodile vert » avec Coralia Rodriguez, accompagnée par Paco Chambi, guitare et cajon (tout public)
Place du village
Coralia Rodriguez
D’une voix profonde, aussi profonde que sa volonté d’échanger avec l’autre, Coralia Rodriguez nous offre comme du miel, des histoires contées et chantées venues du fond de la mémoire de la campagne cubaine où elle est née. Elle a baigné dans le flot de paroles et de chants de son arrière-grand-mère et de tous ses ancêtres yoroubas, esclaves venus d’Afrique sur cette île de Cuba que l’on surnomme « Le crocodile vert ». De ses racines, de la générosité de ces esclaves qui ont conservé, malgré leurs souffrances, cette envie de partager, de chanter et de transmettre leur culture, elle a puisé cette envie ineffable de faire de même avec le spectateur.
Comédienne, conteuse et poétesse, elle nous conduit vers son monde. On la suit, oreilles et cœur grands ouverts, dans son cheminement merveilleux, de la mort à la vie, de la haine à l’amour, de l’ombre à la lumière. Et elle nous donne en cadeau cet immense message d’espoir et de fraternité, que rien n’est jamais perdu et que tout peut renaître quand on a les mots, qu’on les aime, qu’on les élève, qu’on leur donne de la force comme le ferait une « marchande de mots ».
· 22 h 45 : « Mon fagot » avec Sylvain Kodjo Mehoun (à partir de 7 ans)
Place du village
Sylvain Kodjo Mehoun
Sylvain Kodjo Mehoun est un « comédien-conteur-musicien » togolais. Bien que n’étant pas griot, il revendique son appartenance africaine, même s’il exerce son art « sans étiquette » dans une volonté d’échange des cultures. Il partage ainsi le chemin de troupes comme Royal de Luxe, le théâtre « S » et le théâtre national au Togo. Il fonde la compagnie togolaise Zitic et revisite Stravinsky en Aquitaine. Il parcourt les festivals : Avignon, Montréal, « Yeleen » au Burkina… Le reste du temps, il mène des ateliers d’écriture et d’interprétation auprès des jeunes.
Pour ce spectacle, il interroge sa mémoire qui lui restitue des contes de son Togo natal. Dans son « fagot », se cachent les mystères de la création du monde, de la vie et la mort, des danses, des chansons.
On le vit, on l’écoute, on se nourrit. Sylvain est un conteur rêveur et un artiste engagé, qui ne laisse personne indifférent.
Rappelons que :
Comme le souligne M. Christian Estrosi, « Au fil des ans, le festival ne cesse de remporter un succès croissant. Il est d’ailleurs devenu un moment incontournable des festivités de l’été. A la fois ouvert sur la création contemporaine et enraciné dans la tradition, le conte constitue un véritable art populaire qui parle à chacun. »
Après Sospel et Sauze, ce sont les communes de Valdeblore, Cabris, Saint-André-de-la-Roche, Roure et Contes qui accueilleront conteurs et musiciens pour éveiller l’imaginaire et la mémoire collective du public.
Le mardi 22 juillet, à 21 heures, la soirée de clôture « Contes croisés » se déroulera à Roquebillière. Au final, un feu d’artifice de mots qui rebondissent d’une tradition à l’autre. Placés sous l’œil attentif de leur chef de bande, Jihad Darwiche, tous les conteurs et musiciens se retrouveront sur scène pour présenter un spectacle inédit, un moment magique pour libérer toutes les paroles, les émouvantes, les drôles, les sages, les folles…
Tous les jours, à l’exception des 15 et 22 juillet, à 17 heures, des spectacles adaptés à l’imaginaire des enfants seront proposés dans les communes accueillant le festival.
Le jeudi 17 juillet, à 11 heures, la médiathèque départementale (23, bd Paul Montel à Nice) organisera autour du thème « Les petites formes : proverbes, devinettes… un enseignement informel » une rencontre-conférence menée par Marc Aubaret du centre méditerranéen de la littérature orale.
Les spectacles sont gratuits et se déroulent en plein air, sauf en cas de pluie.
Le programme est en ligne sur le site internet www.cg06.fr et une brochure gratuite est diffusée dans les bibliothèques, mairies, offices de tourisme des communes concernées et voisines.